Les 24h du Mans

Cette course mythique est une compétition auto d’endurance qui se déroule chaque année en juin a aujourd’hui tout juste un siècle puisqu’elle a été annoncé la création de la course en 1922. Elle est la plus prestigieuse mais également la plus ancienne des courses d’endurance de sport-prototype et d’automobile de sport. Comme son nom l’indique, cette compétition dure 24 heures.

Cette compétition des 24 heures du Mans est née de la volonté de l’Automobile Club de l’Ouest qui avait le désir de proposer une course encourageant l’essor de l’automobile et plus généralement l’évolution du progrès technique. Annoncée un an auparavant par le club, la toute première édition de cette épreuve d’endurance se tient les 26 et 27 mai 1923. Les équipages, composés de deux pilotes, doivent se relayer jour et nuit.

Pour cette première édition, 33 équipages prennent le départ, non sans avoir passé au préalable des essais libres, aucune phase qualificative n’étant obligatoire à l’époque. Seul le pesage était un prérequis.

La première course a été remportée par une équipe qui a effectué 128 tours à 92 km/heure en moyenne.

D’autres grand prix de course automobile suivront et notamment :

  • en 1950 le premier grand prix de formule 1
  • 28 ans plus tard le premier Paris-Dakar
Le tout début des courses automobiles

Le Paris Rouen en 1894

Voici bientôt 128 ans qu’a eu lieu la toute première course automobile de l’histoire. C’était le 22 juillet 1894 et cette course était la « Paris-Rouen ». C’est le rédacteur de chef du « Petit journal » de l’époque, Pierre Giffart, qui avait eu l’idée d’organiser cette course. 102 concurrents avaient pris le départ dont le top départ avait été donné à huit heures du matin à Paris et autant avaient franchi la ligne d’arrivée à Rouen vers vingt heures le soir. Un tour de cadran palpitant qui avait mis en émoi pas mal de Français.

Pour ce concours, trois critères avaient été retenus pour récompenser les bolides :

  • Leur praticité
  • Leur sécurité
  • Leur prix

Avant le départ, chaque participant devait passer une épreuve éliminatoire comprenant notamment un parcours de 50 km à effectuer en moins de trois heures.

Et bien que le comte Dion ait atteint de premier Rouen vers 17h40 et un record de vitesse de 22 km/h, il n’a pas pour autant remporté la course. La raison ? Son véhicule, un tracteur à vapeur, a été disqualifié car selon l’appréciation du jury, il ne répondait pas aux critères de sécurité et d’économie.

Indianapolis en 1911

Il faut attendre une quinzaine d’années pour voir apparaître les courses automobiles de l’autre côté de l’Atlantique. Et c’est en 1911 que naît le 500 miles d’Indianapolis, course encore aujourd’hui reconnue comme un des plus grands spectacles de course automobile avec les 24H du Mans et le Prix de Monaco.https://www.cd-sport.com/cdecale/histoire-sport-automobile-dates-cl%C3%A9s

Le classement des constructeurs de F1

Tous les ans, le classement des constructeurs de F1 change et si l’on compare avec des années en arrière, cela n’a plus grand chose à voir. Par exemple, en 2022, c’est Red Bull Racing qui arrive en tête, suivi de Ferrari, puis Mercedes et enfin McLaren.

Red Bull Racing

Créée en 2004, Red Bull Racing dispose d’une licence autrichienne sous laquelle elle dispute les championnats du monde de F1 depuis 2007. C’est donc une belle ascension qu’elle a accomplie puisqu’aujourd’hui elle est première, pile quinze ans plus tard.

Ferrari

Ferrari est entré bien avant dans la danse puisque la Scuderia a été fondée en 1929 par Enzo Ferrari et que les véhicules de la marque ont commencé à concourir dès 1947.

Mercedes

C’est sous le nom de Daimler-Benz AG que la marque fait son entrée en Formule 1 en 1954. Depuis, Lewis Hamilton a remporté 5 titres de champion du monde au sein de l’écurie.

Mc Laren

Le pilote Bruce McLaren fonde sa propre écurie en 1963, la Bruce Mc Laren Motor Racing Ltd. Elle commence en Formule 2 puis en 1966 passe en F1.

Et bien d’autres encore

En plus les modèles de véhicules automobiles déjà cités, on peut ajouter:

  • la Mercerdes W10, la plus couronnée de l’histoire de la F1,

la Tyrrell P34 à 6 roues,

  • la Ligier JS5 et sa célèbre prise d’air en forme de bonnet phrygien,
  • La pionnière de l’effet de sol, la Lotus 78,
  • La reine de l’électronique, la Williams-Renault FW15C,
  • la Matra MS80 pilotée par Jackie Stewart et titrée en 1969,
  • la Renault RS10 qui, à Dijon, imposa en 1979 le turbo,
  • la Benetton B195, conduite par Michael Schumacher pour défendre son championnat avant qu’il signe avec la Scuderia Ferrari,
  • la Brabham BT46, pour certains le meilleur véhicule de F1 de tous les temps,
  • la Ferrari 500, la plus ancienne des voitures de Formule 1, avec moteur Lampredi à 4 cylindres monté derrière l’essieu avant,
  • la Williams FW14, avec V0 Renault de 3,5 litres, et qui a permis à Williams de remporter la coupe des Constructeurs en 1992,
  • la Red Bull RB9, avec laquelle Sebastian Vettel a remporté 9 Grands prix d’affilée,
  • la Lotus 72,
  • la Brawn BGP001.

Sans oublier les symboliques Ferrari 641 (1990) et SF90 (2019) ou la McLaren MP4/4 de 1988, qui remporta 15 victoires en 16 courses.

Les voitures de légende de courses automobiles

La Bugatti type 35

Pour parler de la plus ancienne, la Bugatti type 35 a certainement marqué son époque. En forme de cigarette, elle détient pas moins de 2 000 victoires dans le monde entier.

La Mercedes-Benz W196

Conduite par Juan-Manuel Fangio, cette voiture avec laquelle il remporta les Grands Prix de Suisse et d’Allemagne et mena le pilote à un second titre mondial sera mise aux enchères et adjugée plus de 27,4 millions de dollars. Ce modèle innovait aussi avec ses suspensions entièrement indépendantes et son injection essence directe.

La Ferrari 312T

La Ferrari 312T Niki Lauda avec laquelle le champion à décroché 7 victoires dont en 1975 le championnat du monde et le prix constructeur n’a été vendue, quant à elle, « que » 6 millions de dollars. Ce modèle, qui n’a été construit qu’à 5 exemplaires, a 12 cylindres à plat de 3 litres de cylindrée, et est doté d’une boîte manuelle à 5 rapports. Le moteur déploie une puissance d’environ 500 ch. Évidemment, aucun rapport avec les modèles modernes V6 1,6 litre, qui atteignent quasiment 1.000 ch et qui sont équipés d’une boîte robotisée à 8 rapports.

La Ferrari F2004

Monoplace de la Scuderia Ferrari, ce véhicule a fait remporter 262 points, 12 poles positions et 15 victoires à Michael Schumacher et Rubens Barrichello durant la saison 2004. Elle sera remplacée par la Ferrari F2004M l’année suivante, la FIA ayant modifié drastiquement les règles pour la saison 2005 après avoir constaté la forte domination des Ferrari (un moteur pour deux grands prix, un seul train de pneus par course). Une version avec moteur V8 suivra ainsi qu’un nouveau modèle, la Ferrari F2005.

Michael Schumacher

Michael Schumacher est un autre des plus grands coureurs automobiles de tous les temps. Il est allemand et quatorze ans plus jeune que Prost mais comme lui, il commence par le karting avant de passer aux formules monoplaces. Sur l’ensemble de sa carrière, il remportera pas moins de 68 poles positions, 91 victoires en GP de F1 et 7 titres de champions du monde.

En Formule 1 à 22 ans

Il début en Formule 3 en 90 mais ce n’est pas gagné puisqu’après les trois premières manches, il a 42 points en retard par rapport au meneur. Le jeune coureur songe à revenir au karting mais s’accroche, décrochant 5 des 6 courses qui suivent. C’est l’époque où il se retrouve souvent au coude à coude avec Mika Häkkinen, un champion pour lequel il a le plus grand respect. En 91, il est chez Jordan où il remplace Bertrand Gachot au pied levé. Bientôt, il rejoint l’écurie Benetton avec laquelle il décroche en 94 et 95 ses deux premiers titres de champion du monde. L’année suivante, on le retrouve dans la Scuderia Ferrari qu’il contribue à relancer grâce à ses nombreuses victoires et notamment ses 5 titres mondiaux d’affilée entre 2000 et 2004, sans oublier 6 titres constructeurs.

Une retraite et un rôle de consultant avant un retour en F1

Après la saison 2006, Michael Schumacher annonce prendre sa retraite et devient consultant de la Scuderia. Il est à la direction de la gestion sportive, plus précisément l’assistant de Jean Todt appelé à d’autres fonctions pour la marque. Il ne reprend le volant que lors d’essais privés ou pour des essais en F2007 pour la Scuderia Ferrari en vue de la mise au point du véhicule dépourvu d’aides au pilotage. Mais finalement les sirènes de la F1 le rappellent et il revient en F1 en 2010 dans l’écurie Mercedes. Il prend sa retraite en octobre 2012 à 43 ans.

Un an après avoir pris sa retraite, Michael Schumacher fait une grave chute de ski lors d’une descente en hors piste, sa tête heurtant un rocher si violemment que son casque s’est brisé en morceau. Aujourd’hui, et après de longs séjours en hôpitaux, il est soigné chez lui, de sa maison de Suisse. Son fils Mick a pris le relais et court en F1.

Alain Prost

Il paraît difficile voire impossible de parler de sport automobile sans évoquer Alain Prost. Ce champion français hors pair qui remporta 51 grands prix de F1 et fut quadruple champion du monde des pilotes de F1 n’est pas surnommé pour rien le Professeur. À ce jour, seul Michael Schumacher l’a détrôné en dépassant les 51 victoires en 2001.

Les débuts

Adolescent, Alain Prost découvre les joies du karting pendant les vacances. Il progresse rapidement et rejoint le rangs juniors du sport auto en Formule 3 et Formule d’Europe, puis intègre McLaren en F1 dès 24 ans.

Ses premières victoires

Il dispute son premier grand prix en Argentine où il termine en 6e place et sur ce même circuit, il est sur le podium l’année suivante. Il enchaîne avec une victoire du grand prix de France 81 alors qu’il est passé chez Renault. De retour chez McLaren en 84, il remporte le championnat du monde de Formule 1, devant ainsi le premier français champion du monde de F1. En 88, il décroche son second championnat du monde et le troisième l’année suivante.

Ferrari puis Williams

Prost part ensuite chez la Scuderia Ferrar où il fait un passage rapide puisqu’il quitte l’écurie en 91, remercié par la marque. C’est à l’écurie Williams qu’il effectue son retour en 92 et l’année suivante il décroche son quatrième championnat du monde.

Toujours un pied dans la Formule 1 et les sports annexes

Même s’il ne court plus, Alain Prost continue de s’investir dans le monde de la F1. Il collabore en 95 avec Mercedes pour motoriser son écurie McLaren. En 97, il rachète Ligier. Il remporte le Trophée Andros trois fois entre 2003 et 2012. Il est consultant à partir de 2009 pour Europe 1 qui diffuse les Grands Prix en Direct et commente dès 2014 les Grands prix de Monaco et d’Espagne sur Canal Plus. Deux ans plus tard, il monte avec Jean-Paul Driot l’écurie e.dams qui doit participer aux championnats de Formule E FIA.

De 2017 à 2022, Alain Prost est conseiller chez Renault F1 Team après le rachat de Lotus.